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13.08.2007

La contraception masculine.

Regardez cette vidéo et dites moi ce que vous en pensez.

Les hommes devraient-il partager la responsabililé de la contraception avec les femmes?  

 

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Commentaires

mouais, bof. J'aimerais bien qu'on me dise en quoi ça serait un pas-vers-la-parité-entre-hommes-et-femmes. Certes, ça diminuerait les risques de grossesse en cas d'oubli de pilule, par exemple. ça permettrait aussi aux hommes par exemple de contrôler ce qu'ils font (le problème des femmes qui "font des enfants dans le dos" de leur homme, ça existe...).

à part ça, un "progrès"? mouais, bof.

le bonjour et amitiés à tout le monde.

Ecrit par : camille | 13.08.2007

Tout-à-fait d'accord avec le commentaire de Camille. En plus, bonjour les réflexions stéréotypées d’une interviewée (« il y a pas de raison, pourquoi ce serait à la femme de prendre ses responsabilités » ) ainsi que de celle de la speakerine : « une piste vers une réelle parité entre hommes et femmes ? »)

Réponse à la nunuche d’interviewée qui se la joue « féministe » (ne rigolons pas, SVP !) : si il y a des raisons: la première, c’est que nous sommes « en première ligne de tir », si j’ose ainsi m’exprimer, si ça se passe mal. La seconde, c’est que les hommes et les femmes ne sont pas exactement fabriqués de la même façon, et il faut des doses massivement plus importantes de molécules pour réaliser une contraception masculine un tant soi peu efficace. Enfin, je ne vois pas pourquoi, si l’homme peut mieux prendre ses responsabilités (il y a encore toujours la capote), ça empêcherait la femme de prendre les siennes. Deux précautions valent mieux qu’une, n’est-ce pas ?

Venons-en à la réflexion de la speakerine : « une piste vers une réelle parité entre hommes et femmes ? » Où qu’elle est, la parité en matière de dosage de la contraception, nunuche ?

Commençons par rappeler que le féminisme ne recherche pas la « parité » ou whatever, mais bien *l’égalité de droits* (c’est-à-dire l’égalité des droits *dans les mêmes circonstances* (1)), entre les sexes. Ce qui veut pas nécessairement dire : la « parité » ou autres concepts gramsciens du genre, qui n’ont rien à foutre avec le féminisme (2).

(1) parce que si on fait dériver l’égalité de droits vers son contraire, c’est-à-dire : « l’égalitarisme-tous-azimuts », pourquoi, à ce compte, les hommes ne pourraient-ils pas revendiquer le droit de ne pas reconnaître leur enfant, puisque les femmes peuvent accoucher sous X ? Ou revendiquer un congé de maternité ? ou, tant qu’à faire, le « droit » de porter eux aussi un enfant ? etc. etc.
Bonjour les raisonnements, pardon les « résonnements » ALC ! Quant à la parité sur les lieux de travail ou en politique, elle pue la discrimination positive des gauchistes. Que l’on fasse ce qu’il faut pour que les femmes puissent se réaliser le mieux possible en leur facilitant les choses (crèches, etc.) et en supprimant les discriminations (travail de nuit, différences barémiques non justifiées pas des causes objectives) et que, pour le reste, qu’on les laisse se débrouiller. Celles qui savent développer leur potentiel se réaliseront aussi bien qu’un homme. Inutile de favoriser les moins douées, ou celles qui ne font pas assez d’efforts (ce qui aboutirait, paradoxe, à discriminer les plus méritantes, tout en faisant des femmes une catégorie d’« ayant droits », et non plus d’humains comme les autres).

(2) mais bien avec la version dévoyée du féminisme, façon gaucho-gnangnan, telle qu’elle est en vigueur dans une certaine gauche gramscienne soi-disant « féministe », dont on voit à quel point elle soutient peu le féminisme, dès qu’il ne s’agissait plus de défendre les droits du « groupe gramscien » des femmes, contre le « groupe » immuablement désigné comme « dominant » et donc responsable - sinon coupable - de tout (en gros : le groupe des hommes blancs, occidentaux, hétérosexuels, et d’origine judéo-chrétienne) mais bien de l’opposer à une autre « groupe gramscien » comme celui des musulmans, p.e. Alors, on a vu le spectacle croquignole de voir pas mal de « féministes » de gauche se lever pour défendre le « droit des femmes à porter le voile » (ne rigolons pas, SVP !). Des féministes qui auraient hurlé à la première gifle donnée par un homme occidental à une femme dans les années ’70-80, s’aplatissent maintenant comme des carpettes devant l’islam au nom du relativisme culturel et du « respect des cultures », tout en s’enfonçant dans la minimalisation, voire le déni pur et simple, à propos de la violence ethnique et religieuse qui a émergé avec l’émigration maghrébine et nord-africaine, et surtout le fait – soigneusement occulté par les médias – qu’elle représente, au bas mot, 90% de la violence envers les femmes, pour ne pas devoir s’interroger sur la spécificité de cette violence et de ses causes. A force de marcher sur des œufs en matière de racisme, elles acceptent les yeux fermés la montée incroyable du sexisme pour motifs culturels et religieux.

Par ailleurs, ce reportage est comme tous ceux qu’on nous ressert périodiquement sur le sujet : vite fait, mal fait, mal ficelé et surtout mal renseigné : du mou pour chats ! Et ça fait des années qu’on nous ressort la même antienne, pour ne pas dire le monstre du Loch Ness de la contraception chimique masculine. Alors que la contraception masculine, surtout chimique, progresse en fait extrêmement lentement, et qu’elle n’est pas ni sans inconvénients, ni sans effets secondaires, vu les problèmes techniques très importants qu’elle pose, notamment au niveau dosage carabiné des hormones. « Détail : » si l’on sait (1) – bien que ce fait est plus ou moins oblitéré, voire nié, par les firmes pharmaceutiques - que la libido féminine est déjà affectée par l’usage prolongé de la pilule, même avec les dosages régulièrement revus à la baisse (3), on peut s’interroger sur celle de nos compagnons avec les doses infiniment supérieures mises en œuvre pour la contraception masculine.

(3) ce qui fait que, étant bien informée depuis toujours, j’ai personnellement opté très jeune pour le DIU. Qui a fortement évolué depuis les stérilets au cuivre que j’ai encore connu dans ma jeunesse, pour aboutir au DIUH (stérilet hormonal) qui existe aujourd’hui et qui peut être posé même chez des femmes nullipares.

En fait, contrairement à cette daube de reportage à la noix , c’est plutôt du côté de la technique de la vasectomie que les progrès de ces dernières années ont été les plus intéressants. Les clamps, p.e., sont de plus en plus performantes, et le taux de réversibilité ne cesse de s’améliorer, au point de commencer à devenir devient acceptable. Comme, par exemple, avec le Vasclip ™ de la société américaine VMBC (présenté pour la première fois en avril 2003 au Congrès annuel de l'Association américaine). Même si on est encore loin de la facilité de la pose d’un stérilet, et qu’il s’agit encore toujours d’une opération, même si c’est une opération de microchirurgie, c’est ce qui se fait de mieux en matière de contraception masculine, après le préservatif.

D’ailleurs, à propos du préservatif, un bon reportage, au lieu de donner l’impression que c’est devenu ringard, aurait dû insister sur le fait que le préservatif reste un très bon moyen de contraception, mais aussi le premier moyen et le plus sûr moyen dans le cas d’une relation fortuite ou occasionnelle. Un moyen à utiliser *de toutes façons* dans ce cas (ainsi, bien que ménopausée, j’ai toujours un paquet de préservatif dans mon sac à main).

Surtout que le public à tendance un peu facilement à banaliser le SIDA, alors que la pandémie est loin d’être maîtrisée. Le reportage aurait pu rappeler que les préservatifs actuels ont fait beaucoup de progrès par rapport à ceux qu’on connaissait encore il y a vingt ans. Qu’ils sont nettement plus minces, tout en étant aussi performant qu’auparavant, qu’on ne sent pas ou presque pas le caoutchouc, mais qu’on sent beaucoup mieux la pénétration de la verge (ce qui est quand même beaucoup plus agréable, qu’on soit vaginale ou pas) et enfin, qu’il suffit d’un peu d’habilité pour l’intégrer aux jeux sexuels préparatoires, en le posant au cours d’une fellation.

Mais là, ça aurait été se comporter comme une émission de service public…

Ecrit par : Naibed | 13.08.2007

les premières contraceptions féminines n'étaient pas très "au point" non plus, mais la recherche les a améliorées

je pense que, de même que les femmes ont certains moyens (mais pas toujours l'accès à ces moyens) de maîtriser leur fécondité, les hommes devraient avoir ce droit et ces moyens aussi

quand on s'occupe des hommes, c'est pour les rendre plus "virils", quand il s'agit des femmes, c'est pour limiter ce pouvoir exhorbitant qu'elles ont en matière de reproduction

je crois, comme François Héritier, que les femmes se sont emparées des progrès de la contraception contre les hommes, et que ce faisant elles les ont "roulés"
hommes qui n'ont pas mesuré à quel point cela a libéré les femmes : car s'ils y avaient eu peu réfléchi, ils auraient développé d'abord la contraception masculine afin d'avoir encore plus de pouvoir sur le ventre des femmes

le problème de la contraception masculine c'est que, psychologiquement, c'est une "privation de virilité" : autant la petite pillule bleu a du succès, autant faut les forcer pour le préservatif et la contraception
dans la vision androcentrique du sexe, rien ne doit venir contrarier la sexualité masculine, au contraire !!!
par contre, les femmes doivent à la fois se restreindre (sinon c'est des s.... et des p......) et à la fois se rendre disponibles pour toutes les pulsions des hommes (prostitution, viol, mariage)

donc je suis pour : je n'aime pas le virilisme et j'estime qu'effectivement, la contraception masculine va dans le bon sens (par contre, faudra du temps pour que ces messieurs acceptent de la prendre et, surtout, pour que les ventes dégagent des recettes qui permettront de poursuivre la recherche dans ce domaine)

les hommes changent (super lentement mais ils changent), et plus ils changeront, plus ils me plairont

Ecrit par : jessie | 14.08.2007

oups,désolée, je parlais bien-sûr de FrançoisE Héritier
mon clavier fourche et ma relecture laisse à désirer (du fait que je sais ce que je veux dire, je ne vois pas mes fautes)

Ecrit par : jessie | 14.08.2007

Salut,

C'est en cherchant un moyen d'épargner le stérilet à ma femme, que je suis tombé sur l'info du Vasclip :
http://forum.01men.com/01men/relations/sexualite/les_moyens_de_contraceptions-349/messages-1.html#post12718

Malheureusement, il semblerait que ça ne soit pas encore fiable à 100%

Qu'est ce que vous en pensez ??

Ecrit par : Pierre | 14.08.2007

1. Une pseudo « symétrie » "féministe" bien mal placée :
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« en cherchant un moyen d'épargner le stérilet à ma femme »

Déesse du Ciel, quelle niaiserie ! la vasectomie (même avec la technique des clamps, comme le Vasclip ™ que je citais plus haut) n’est EN RIEN comparable avec la pose d’un simple et banal stérilet. C’est une opération chirurgicale pointue, même si c’est une opération de microchirurgie, qui présente de réels risques d’irréversibilité.
(Par ailleurs, je ne suis même pas sûre qu’elle soit disponible en France. )

En cherchant un moyen « d'épargner le stérilet » à votre femme, vous risquer de la priver de vos facultés de reproduction au cas où vous souhaiteriez, pour une raison où une autre, avoir un enfant ensemble à l’avenir… Rien ne dit – dans le cas général – qu’elle soit d’accord !

Ne nous laissons pas abuser par un certain « discours » soi-disant « féministe » : les techniques de contraception (1a) ça n’a ne concerne en rien le féminisme! Le féminisme, rappelons-le haut et fort sur ce site de FBDP, c’est l’égalité de droits entre hommes et femmes. Et comme toute égalité de droits, elle ne saurait se confondre avec l’égalitarisme, qui est une invention puante de la gauche gramscienne.

En clair, l’égalité de droits : c’est disposer des mêmes droits quant on est dans les mêmes circonstances : les différences objectives n’ont pas à entrer en ligne de compte, et se faire poser un stérilet n’est pas – et ne sera peut-être jamais – l’équivalent d’une vasectomie.

Et il n’y a pas – n’en déplaise aux soi-disant « féministes »– à chercher des « symétrie » là où elles n’ont aucune raison de se trouver. Ainsi, par exemple, la contraception masculine, dans l’état actuel des choses, ça reste – en gros - le préservatif. Pourtant, c’est bien cette contraception « masculine » qui est incontournable dans le cas d’une relation sexuelle de rencontre ou occasionnelle. Pas de symétrie non plus dans ce sens-là, mais là, bizarrement, on n’entend pas nos FBDP protester…(1b)

Quant à la contraception dans le cas d’une relation de longue durée, dans un cadre de confiance réciproque, elle n’est pas non plus une affaire de « masculin » ou de « féminin » , mais une affaire d’adéquation des moyens utilisés en fonction du couple. Et donc quelque chose qui se discute en couple, entre gens ADULTES, pas avec des réflexes gramsciens, comme ceux de l’interviewée nullarde avec ses réflexions stéréotypées, genre (« il y a pas de raison, pourquoi ce serait toujours à la femme de prendre ses responsabilités » )


(1a) tant qu’on ne remet pas en cause le principe, bien entendu. Mais on parle bien ici de techniques ! … le droit à la contraception, c’est un autre débat.

(1b) « féministes » qui, quand ça les arrange – et on peut encore le constater ci-dessus – sautent allègrement d’un non-différentialisme abscons à un essentialisme des plus crasses, dès qu’il s’agit de faire de grossiers procès d’intention à l’égard des hommes.
(Bonjour la, hum ! « logique FBDP)

Ecrit par : Naibed | 16.08.2007

2. Etat actuel de la vasectomie.
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Rappelons, comme le souligne Pierre, que cette technique n'est vraiment pas encore suffisamment au point. Comme je le dis plus haut, même si le Vasclip ™ de la société américaine VMBC représente la *seule* réelle avancée en matière de contraception masculine, après le préservatif, on reste encore – très - loin de la facilité de la pose d’un stérilet, et de l’efficacité de celui-ci : c’est encore toujours d’une opération, même si c’est une opération de microchirurgie. La réversibilité n’est pas suffisamment assurée, elle n’est pas assez fiable, et doit être déconseillée en général, sauf peut-être aux hommes d’un certain âge, qui ont des enfants, et pour qui un risque de non réversibilité est acceptable.


3. Etat actuel de la contraception chimique.
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Quant à la contraception chimique masculine, c’est simple : ça ne marchera probablement jamais : les doses d’hormones sont – et resteront - bien trop massives, quoi qu’en dise le discours officiel du milieu médical. D’ailleurs, même avec les doses – qui sont *infiniment* moins fortes - d’hormones dans les pilules pour femmes, je déconseille également à celles-ci de l’utiliser de façon permanente tout au long de leur vie : Comme je l’ai dit plus haut, l’usage prolongé de la pilule – bien que ce fait soit plus ou moins oblitéré, voire nié, par les firmes pharmaceutiques – finit toujours par affecter la libido féminine. Que dire alors de la contraception chimique masculine !!!

Bref, la contraception chimique -> poubelle !!!

Ecrit par : Naibed | 16.08.2007

4. Applications pratiques.
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41. Pour une relation sexuelle de rencontre, ou une relation occasionnelle.
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Dans ce cas, pas d’hésitation, et surtout pas de « bareback ». Le préservatif - contraception « masculine », soulignons-le en passant, pour nos « féministes » - s’impose dans tous les cas, pour les hommes comme pour les femmes ! Ca peut même devenir une question de vie ou de mort. L’homme ne doit pas avoir plus peur de choquer sa partenaire, que l’inverse (4a), quitte à rappeler que s’il sort sa boite de préservatifs, c’est par respect pour elle comme pour lui. A l’inverse, celle-ci est tout autant partenaire que son compagnon de rencontre, et évoquer franchement le sujet, sans fausse pudeur, si celui-ci ne prend pas l’initiative de l’évoquer (et, de préférence, assez tôt dans la relation qui se met en place. Bref, l’un comme l’autre ne doivent pas s’y prendre au dernier moment, comme on se souviendrait d’une commission oubliée...

La même précaution s’applique bien sûr par la suite (ce que j’appelle des relations occasionnelles), tant que l’on ne se trouve pas dans le cas 42. que j’évoque ci-après. Du moins, la gêne de la première évocation des préservatifs est-elle passée, mais la nécessité de « rester couvert » subsiste (et est souvent bien trop vite levée par les partenaires).


42. Pour une relation sexuelle de couple, dans un climat de confiance réciproque.
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Inutile de le cacher, même si les préservatifs d’aujourd’hui sont nettement plus minces, et nettement moins rébarbatifs que les « capotes de caoutchouc » de l’après guerre, l’utilisation régulière tourne vite à la contrainte, tant pour la femme que pour l’homme, d’ailleurs.

On l’a vu, la contraception chimique masculine – contrairement aux allégations contenues dans ce … « reportage » qui n’est qu’un tissu de désinformations (4b) au « parfum » idéologique gaucho-gnangnan bien connu n’est *pas du tout* une solution souhaitable pour l’homme. ….Et je pourrais même écrire : pour l’Homme (4c).

Vu les dosages infiniment plus faibles en hormones, surtout avec les pilules actuelles, la contraception féminine peut convenir un certain temps pour la femme, mais je ne la préconise pas pour une longue durée (voir plus haut). Je conseille donc aux femmes, même nullipares, de se tourner assez rapidement vers le DIU, le seul moyen moderne de contraception qui n’a pas ces inconvénients. Quant aux hommes (et à leurs compagnes), je conseille de réfléchir plutôt deux fois qu’une à une éventuelle vasectomie (même au moyen de clamps, comme le Vasclip ™), et d’avoir d’abord une discussion franche et ouverte de couple.


(4a) les sexologues connaissent bien tous ces cas où une femme se rebiffe quand elle voit son compagnon de rencontre sortir sa boite de préservatifs sont fréquents : des réflexions genre « hé ! je ne suis pas malade », font écho à des vexations, voire des frustrations non-exprimées (genre : je ne lui inspire donc pas la passion, puisque la première chose à laquelle il pense, c’est *se* protéger - oubliant au passage que la protection vaut pour les deux partenaires).

(4b) Comme la « Satrapisterie » précédente (à propos de cet immondice de « Persépolis), ça ne m’étonne pas qu’il ait les faveurs des tenantes d’une idéologie gramscienne d’extrême-gauche, qui se cache sous les oripeaux d’un prétendu « féminisme ».

(4c) Je pourrait même écrire : pour « l’Homme », en mettant – avec une certaine jubilation, d’ailleurs - une majuscule à Homme. Car, contrairement aux allégations de certaine FBDP du lieu (suivez mon regard), qui, pour les besoins de la cause sans doute, se présente bizarrement comme hétérosexuelle (ne rigolons pas, SVP !), il ne s’agit non pas de « virilisme », mais de *virilité*. Bref, un « droit » qui concerne autant la *femme* hétérosexuelle, partie prenante dans cette virilité, que *l’homme* hétérosexuel qui lui apporte ce bien inestimable. Pour faire un peu d’humour qui sera goûté, je l’espère, à sa juste valeur: dans cette perspective, la virilité deviendrait, en quelque sorte, ce qu’il faut bien appeler …un droit féministe!
(enfonçons bien la hallebarde dans la plaie FBDP gramscienne, et tournons).

Ecrit par : Naibed | 16.08.2007

5. Conclusion : Pour une position réellement féministe (et éthique)
en matière de contraception.
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Commençons par poser qu’aucune féministe hétérosexuelle (5a) digne de ce nom n’irait exiger de son partenaire qu’il utilise des moyens de contraception susceptible de diminuer, voire de mettre en danger sa virilité. Virilité de l’homme (dans le sens bien compris du terme), qui - rappelons le pour celles qui seraient des apprenties hétérosexuelles de fraîche date, - est aussi, d’une certaine façon .. un peu la nôtre, à nous, femmes hétérosexuelles, puisque nous en sommes …les principales bénéficiaires (5b). Charité bien ordonnée, tout ça ...

Quant à la vasectomie, aucune femme féministe ci-dessus, même si elle ne souhaite pas ou plus avoir d’enfants n’exigerait a fortiori celle-ci de son compagnon. C’est un choix sur lequel elle sait bien qu’elle n’a pas à interférer (sauf pour s’y opposer en mettant fin à leur relation, le cas échéant, si elle n’est pas d’accord), parce que c’est *lui* qui prend les risques.

Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas en parler dans un dialogue franc et ouvert, sans tabous ni égoïsme : contrairement à une FBDP (5c), une véritable féministe ne sombrera pas dans l’essentialisme de bas étage et sait très bien qu’elle n’est pas la « propriétaire » de son conjoint, de son compagnon pacsé, ou whatever.

Imaginons qu’au nom d’un soi-disant « féminisme », une femme pousse un homme à une vasectomie, et que, par la suite ce dernier se retrouve avec quelqu’un d’autre et qu’ils souhaitent des enfants : si la vasectomie ne se révèle pas réversible, la nouvelle compagne devra remiser ses souhaits de maternité, et assumer une situation qui résulte du coup de force de quelqu’un d’autre au nom du « féminisme » : joli paradoxe antiféministe !

Hommes et femmes, même s’ils se trouvent bien en couple, et ne veulent pas d’enfants, doivent savoir qu’ils ne sauront *jamais* de quoi demain sera fait. Madame peut sentir, brusquement un besoin presque viscéral d’être fécondée (ça arrive fréquemment vers la trentaine), et souhaiter convaincre son compagnon de faire ensemble un enfant. Monsieur peut se retrouver un jour avec une autre compagne, et la nouvelle avoir un avis très différent de l’ancienne sur la question des enfants, etc. etc. Sans compter les impondérables ! Ainsi p.e. du cas moins rare qu’on ne le croit, de l’enfant qui suffit au bonheur d’un couple, mais qui …décède. Avec, quelques temps après, le désir de faire un autre enfant (alors qu’au départ, on n’en voulait plus).

Conclusions : il y a suffisamment de problèmes de stérilité de couple, pour ne pas en rajouter avec des incidents de parcours. Quant à l’adoption, outre le parcours du combattant que ça représente, elle n’est bien souvent qu’un palliatif. Et pose bien souvent à terme d’autres problèmes que je ne vais pas détailler ici, mais disons (au risque de faire voler un autre tabou en éclats) que l’adoption est rarement une bonne solution, ni pour les adoptants, ni pour les adoptés, d’ailleurs...

(5a) une très grande majorité des féministes donc, puisqu’il y a – n’en déplaise à certaines, environ 95 % d’hétérosexuel(le)s… Peut-on, d’ailleurs, être une véritable féministe et être homosexuelle ? Franchement, la question mérite d’être posée, car bien peu d’homosexuelles y arrivent : la plupart tombent dans le piège du communautarisme, comme, d’ailleurs, dans celui du gramscisme. Mais il en est, et j’en connais, qui arrivent à éviter ce double piège : franchement, elles n’en ont que plus de mérite.

(5b) apprenties hétérosexuelles qui ne sauraient manifestement pas encore très bien comment fonctionne leur hétérosexualité de fraîche date, ni le goût de cette hétérosexualité pour des différences sexuelles plutôt marquées (que des FBDP pourraient confondre un peu trop rapidement avec de l’essentialisme crasse)

Ecrit par : Naibed | 16.08.2007

hé bé, y'a pas que les musulmans qui sont haïssables, les féministes en prennent aussi pour leur grade, nonobstant le fait que, les féministes dénonçant l'oppression masculine, leur but n'est pas de renverser l'oppression en opprimant les hommes en retour, notamment en les obligeant à se "faire vasectomiser"

de plus, il y a pas UN féminisme mais DES féminismes, et ce sont des mouvements qui, loin de s'enkyster dans des positions rigides, tentent de les faire évoluer et de nourrir la recherche (bien maigre encore) dans ce domaine

les féminismes sont des "bébés" au regard de la science, et à ce titre explosent littéralement au niveau des problématiques avancées par ces mouvements naissants

je ne sais pas si ici tout le monde sauf naibed dit des "niaiseries" mais il me semble que les raccourcis et amalgames sont la spécialité du Don Quichotte de la niaiserie

Ecrit par : jessie | 18.08.2007

Je suis en tièrement d'accord avec Jessie; la première chose que j'allais rétorquer, c'est bien qu'il y a plusieurs féminismes. Naibed, tu dis que LE féminisme c'est l'égalité des droits, et mes convictions m'amènent à penser que ça ne suffit absolument pas! D'une part, parce que sur "l'immortel principe de 1789" selon lequel nous naissons tous libres et égaux en droits, on a assez de recul historique aujourd'hui pour constater que l'égalité en droit ne signifie pas égalité en fait, et qui si l'on s'en tient bêtement à la première, en pensant que "ça y est, c'est fait", on se retrouve avec un concept vide et inopérant. D'autre part, parce qu'il y a des combats féministes qui ne relèvent pas de la loi et du droit, mais des moeurs: je ne vais pas aller porter plainte contre un macho qui m'aurait tenu une porte, et pourtant il me paraît important de faire remarquer combien est sournoise et machiste, de l'ordre de la discrimination positive (qui, soit dit en passant, est une idée sarkozyste, pas de gauche) cette tradition de la galanterie. Il y a des tas de petites humiliations quotidiennes, peu importantes peut-être en elles-mêmes, mais qui sont le socle de la société et des moeurs sexistes: cela ne relève pas du droit, mais ça n'empêche pas qu'il faut agir contre!

Enfin, je ne comprends pas bien ce déferlement d'agressivité à l'encontre de la contraception masculine: d'une part, la pilule féminine s'est nettement améliorée depuis sa création, il n'y a pas de raison pour qu'il n'en soit pas de même pour la pilule pour hommes. De plus, je préfèrerais personnellement partager cette responsabilité par périodes égales avec mon copain, ça me paraît propre à une plus forte réciprocité et une confiance grandie. Ca, c'est pour le point de vue personnel. Pour le point de vue général, je trouve que mettre en place une pilule pour hommes est extrêmement positif, ne serait-ce que pour la diversité de choix que cela renforce.

Pour finir, j'ai du mal à comprendre: tu sembles à la fois anti-essentialiste, et tu accuses en même temps certain-e-s féministes de "non-différentialisme abscons"... quelle est ta position alors? Pour ma part, je ferai certainement partie du second "groupe" à tes yeux, alors si tu veux me dénier l'appellation de "féministe" comme tu le fais à tour de bras à l'égard de toute personne ayant des idées différentes des tiennes sur la question, tu peux me considérer comme "antisexiste", ça me convient mieux.

Ecrit par : Caroline | 04.11.2007

Quel tabac pour un sujet pourtant simple!
Je pense que quand on est d'accord sur le principe de la stérilisation comme moyen contraceptif fiable et à long terme la vasectomie est une option à considérer.
Pour ma part je l'ai choisie il y a déjà longtemps et pour des raisons bien simples:
- nous avions le nombre d'enfants souhaités
- mon épouse stressait de par la crainte d'une grossesse indésirée
- je trouvais que j'avais passé l'âge
- la vasectomie est très simple, fiable et sans risques
- c'était un beau geste envers ma partenaire
L'expérience m'a prouvé combien l'intervention était bénigne, fiable et sans incidence ni sur la sexualité ni sur la virilité.
Voilà, donc rien de combat féministe ou machiste là-dedans, rien d'imposé non plus, juste une prise de responsabilités et un regard serein et objectif.
Et qu'on se rassure; je ne me sens pas "diminué" ni "opprimé", je ne regrette pas mon choix et ma partenaire actuelle l'estime aussi!

Ecrit par : Pattel | 19.11.2007

tout ce qui permettra d'établir une parité homme femme dans le domaine de la sexualité sera le bienvenu pour moi afin que les hommes puissent comme les femmes contrôler leur vie, leur parentalité, bref avoir le droit à des enfants désirés, et non imposés le cas échéant, autrement que par l'usage du préservatif et sans plus "sous-traiter" leur contraception à leur compagne. que chaque sexe puisse prendre en charge sa propre contraception me paraît un droit autant qu'un devoir, , égalité oblige.

Ecrit par : doineau | 28.12.2007

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